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Rencontre avec Leslie Kaplan

Le 18/04/2008 à la médiathèque de Villepinte

mardi 20 mai 2008, par C. Andrieu

A l’issue du comité de lecture en partenariat avec Inventaire Invention, les élèves ont choisi d’inviter Leslie Kaplan pour son livre L’enfer est vert.
A cette occasion, ils ont composé un poème à 10 mains, en réponse au texte de Leslie Kaplan publié sur le site d’Inventaire Invention, "Qu’est-ce qu’un homme libre ?"

http://www.inventaire-invention.com/

Qu’est-ce qu’un homme libre ?

Texte à 10 mains d’après Leslie Kaplan

Merci à Aurélie Cassar, Roselaine Ghedir, Sica Ghnaoui, Amanda Kanga, Ambre Lavallée, Tiffany Marques, Manèle M’Barki, Matthias Penin, Assia Rachedi, Marion Suire, élèves de la 2nde 1 du Lycée Jean Rostand de Villepinte.

C’est des milliers d’étudiants et d’ouvriers qui s’unissent en descendant dans la rue pour la liberté. Mai 68.

C’est Zola, qui publie « J’accuse », dans l’Aurore, pour défendre Dreyfus.

C’est un homosexuel français qui va se marier en Belgique.

Ce sont les athlètes noirs américains Tommy Smith et John Carlos, qui montent sur le podium le poing levé, ganté de noir, et manifestent leur protestauon envers la ségrégation raciale aux Etats Unis, pendant les jeux Olympiques de Mexico.

C’est Jean Daligaut, prêtre résistant déporté qui sur des feuilles de journaux peignit sa révolte.

C’est Angela Davis, noire et communiste qui se bat pour les droits des femmes.

C’est un homme, Don Juan, incarnant un refus hautain de toute mesure, figure de la liberté.

C’est une jeune femme qui fut obligée de se faire passer pour un homme pour pouvoir défendre sa patrie au nom de Dieu, Jeanne d’Arc.

C’est un chrétien qui se lève, regarde César et lui dit : « Je n’ai qu’un seul Dieu ».

C’est le réseau Afrique 2000 qui parvint à prouver que l’accès aux traitements était possible dans les pays les plus pauvres.

C’est Spinola qui a dirigé l’armée contre le gouvernement avec pour seule arme un oeillet rouge.

C’est Marius Jacob, un voleur, mais qui volait pour les autres, d’où son cri : « Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend ».

C’est Jack Black qui est blanc et Barry White qui est noir.

C’est le capitaine Wilm Hosenfeld qui sauva la vie du pianiste juif polonais Wlasilaw Szpilman.

C’est le Che qui s’est battu pour libérer ses frères d’Amérique Latine du pouvoir d’en haut.

C’est un Grec qui aimait cette Turque. Ils savaient qu’ils allaient mourir.

C’est Trotski, révolutionnaire russe, chef du Soviet à St Pétersbourg et ferme oppposant à Staline.

C’est un lycéen révolté parce que personne ne tient compte de son avis, de ses besoins ou de son avenir qui manifeste jusqu’à obtenir ce qu’il veut.

C’est cette femme guillotinée pour les droits qu’elle mérite, Olympe de Gouges.

C’est ce jeune paysan qui n’a pour fortune que ses deux vaches et son âne et qui les tue pour nourrir les Résistants.

C’est Pierre Desproges, après avoir reçu un coup de sac au visage de la part d’une vieille, qui écrit : « L’ennemi est con, il croit que c’est nous l’ennemi, alors que c’est lui ».

C’est cette jeune adolescente qui vit dans une cité, qui essaie de se faire entendre, de s’affirmer, qui rêve d’une belle carrière.

C’est un écrivain algérien qui, malgré les interdictions, a publié des livres sans se censurer, Kateb Yacine.

C’est Giordano Bruno qui a été brûlé pour avoir soutenu que la terre était ronde et non plate.

C’est un esclave qui pendant la Traite ose dire non, malgré la peur des châtiments.

C’est une personne qui choisir d’en aimer une autre malgré ses différences : sexe, âge, couleur.

C’est Badinter, qui se bat jusqu’au bout pour l’abolition de la peine de mort, malgré la grande hostilité de l’opinion française.

C’est la population sécéssioniste de Biafra à l’est du Nigéria le plus grand pays d’Afrique par sa population et à qui le reste de la nation tout entière déclare une guerre terrible et inégale qui dura plusieurs années.

C’est Jean Leclerc qui écrit : « Lecteur, si j’écris ce livre, ce n’est pas pour me vanter, mais pour te mettre en garde contre un destin dont personne ne voudrait, le mien ».

C’est Bouddha, assis sur une chaise dans un jardin et s’adressant aux enfants : « Tout comme une mère protégerait son unique enfant au péril de sa vie, cultive un coeur sans limite envers tous les êtres. Laisse tes pensées d’amour illimité se répandre dans le monde entier. »

C’est ce professeur d’haltérophilie chinois qui fabriquait lui­même des haltères pour les athlètes des jeux olympiques et qui a décidé d’arrêter son métier pour protester contre l’occuption de son pays, le Tibet.

C’est une pionnière dans la défense des droits des noirs américains, qui dans un bus refusa de céder sa place asssise à un blanc. Rosa Parks.

C’est Gandhi qui dans sa « Lettre à l’ashram » qui nous dit : « Violenter un seul être humain, c’est nuire à l’humanité tout entière ».

C’est Malcom X qui a dit : « Non, je ne me considère pas comme Américain. Je fais partie des 22 millions de noirs victimes de l’américanisme, des 22 million de noirs victimes de la démocratie, qui n’est qu’un des masques de l’hypocrisie.

C’est Katoucha Niane et le KTLCE. Une manière de dire NON à la mutilation, NON à l’excision.

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