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Les métiers en 2015, l’impact du départ des générations du baby-boom

samedi 26 janvier 2008, par Rebecca Moos


Quels métiers vont recruter demain ?

C’est l’effet « papy-boom » : d’ici à 2015, quelque 750 000 personnes partiront chaque année à la retraite, contre environ 410 000 par an à l’heure actuelle.
En cause, l’arrivée progressive à l’âge de la retraite d’une génération aux effectifs considérables – celle des individus nés entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début des années 60.
Un choc démographique qui est plutôt de bon augure pour les futurs candidats au marché du travail.
Au sein de multiples secteurs, en effet, les seniors céderont en nombre leur place aux jeunes. Au top des domaines de métiers qui recruteront, se trouvent l’enseignement, la fonction publique, les professions de santé, les banques et les assurances, la réparation automobile, la maintenance, le transport, les services aux personnes...

Un poste sur deux sera remplacé, en principe...

Selon les travaux menés sur le sujet par le Commissariat général du Plan, ces départs massifs ne donneront pas systématiquement lieu à des recrutements en proportions égales. «  A priori, les remplacements ne se feront pas sur la base du “un pour un”, mais plus vraisemblablement un pour deux dans certains secteurs », nuance ainsi Christine Afriat, chef de projet du groupe de projet « Prométhée » au service des affaires sociales du Commissariat général du Plan.
En effet, les branches professionnelles touchées par cette vague de départs saisiront sans doute l’occasion pour tirer parti des gains de productivité...

Secteur en hausse : les services aux personnes

C’est le cas des métiers du social, portés par une demande croissante, ainsi que des métiers des services aux particuliers.
Selon la toute dernière étude du Commissariat général du Plan, les assistantes maternelles et les aides à domicile seront très demandées (411 000 postes à pourvoir d’ici à 2015). Même scénario pour le secteur de la santé, en particulier pour les aides-soignantes avec 257 000 postes à pourvoir... ce n’est pas nouveau.

Des secteurs à faible attractivité

Certaines branches professionnelles dotées d’une population plutôt jeune connaîtront aussi des besoins, soit parce qu’elles manquent d’attractivité, soit en raison de la nécessité d’augmenter leurs effectifs.
Ainsi, l’hôtellerie-restauration, pourtant peu concernée par les départs en retraite, souffre d’ores et déjà de l’absence de vocations, en particulier pour les métiers de serveur ou de cuisinier.
Un manque d’intérêt qui touche également le commerce, surtout pour les métiers de bouche, mais aussi le transport, pour les métiers de la conduite.

Avantage aux candidats les plus qualifiés

Toutefois, selon la dernière étude du Commissariat général du Plan, les offres d’emplois très qualifiés ne sont pas en reste : "Au cours des dix prochaines années, il y aura davantage d’informaticiens, de cadres commerciaux, administratifs, comptables et financiers." Ainsi, que de nombreux postes à pourvoir du côté de l’enseignement fortement touché par les départs à la retraite.
Autant miser sur les études longues, donc, pour espérer intégrer au mieux le marché du travail dans les années à venir.


Source : étude conjointe de la DARES et du Commissariat au Plan, 2007

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